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Stupar (Betroffener)

M. Stupar, père de trois enfants, a été victime d'une hémorragie cérébrale en avril 2020, à l'âge de 38 ans. Il a perdu connaissance dans la salle de bain et a été réanimé par sa femme, qui a immédiatement appelé les secours. Lorsque l'ambulance est arrivée, il avait repris conscience, croyant avoir été victime d'une crise cardiaque. Lorsque le diagnostic d'une hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale a été posé après l'imagerie (scanner), il a été immédiatement transféré à l'hôpital du centre. L'opération (clipping) a eu lieu le lendemain matin. En raison de complications et de maladies secondaires, il a perdu environ 17 kg pendant la phase aiguë de la maladie. Le processus de guérison à la clinique de rééducation a été pour lui un combat intense, non seulement parce qu'il devait reconstruire son corps et son esprit, mais aussi parce qu'il perdait pied dans sa chambre individuelle en raison de l'interdiction de visite liée au coronavirus. M. Stupar travaillait comme aide-soignant auprès de personnes atteintes de démence et suivait en parallèle une formation d'infirmier. Il était également titulaire d'un permis de transport de personnes. Au moment de l'interview, il n'était pas encore complètement réhabilité. Il bénéficiait d'un coach professionnel de l'AI et était en phase de réinsertion professionnelle. Outre des troubles de la concentration et des maux de tête, il souffrait de céphalées régulières et de troubles sensitifs aux jambes. Son permis de transport de personnes lui a été retiré en raison de son diagnostic. M. Stupar est musicien et pêcheur amateur. Il décrit comment il a ressenti la mort et comment il passe désormais son temps de manière plus consciente. Le temps passé avec sa famille lui tient particulièrement à cœur. L'interview a eu lieu en ligne en août 2021.

AUDIO

M. Stupar continue d'augmenter sa charge de travail

Monsieur Stupar travaille comme aide-soignant pour personnes âgées. Pendant sa réinsertion professionnelle, son quotidien a été compliqué par la pandémie de coronavirus et par sa propre infection. Au moment de l'entretien, Monsieur Stupar travaillait à 50 % dans son ancien métier, dans l'espoir de retrouver son taux d'occupation initial dans les mois suivants.

Interview vidéo

TRANSCRIPTION

E : Et j'ai commencé à 20%. Et puis mon médecin de famille, parce que j'ai commencé à travailler à 20%. Et avec un programme d'essai de travail, 10% chaque mois. Et mon médecin de famille n'était pas d'accord. Parce que ... un diagnostic comme ça, on avait des cas Covid, Noël était très critique ici dans notre entreprise [établissement de soins]. Et puis il m'a fait un certificat de patient à risque. Et j'ai dit que je resterais à la maison jusqu'à ce que cette histoire de Covid soit terminée. Fini, donc c'est vraiment la première ligne de front dans notre entreprise. Donc très, très, très (doucement) grave (fin doucement). Et je suis resté à la maison et le 13 janvier, j'ai été testé positif. Et ça m'a, je n'ai pas eu peur, peu importe, mais on a, aucune idée de ce que c'est. Qu'est-ce que je dois prendre ? Un virus comme ça avec du Dafalgan (rire), ça ne va pas, hein ? Je veux dire, oui, et puis ma femme a été testé positive aussi, les enfants dans une chambre séparée, donc c'était le chaos. (.) Et je suis convaincu à 100% que le Covid, que cet épuisement, cette fatigue que je ressens maintenant, c'est le Covid. J'étais plus en forme après la rééducation que maintenant. I : C'est incroyable. Oui. E : Alors j'ai dit ça à mon médecin de famille, et [il] le suppose aussi, donc je suis convaincu à 100%. Et puis, premier avril, j'ai recommencé à travailler 20%, puis 30, et maintenant 40 et maintenant premier août 50%. Et nous prévoyons d'atteindre 80% en janvier 2021 [2022]. Parce que j'ai toujours réussi à travailler 80%. ... au travail/lieu de travail je ne vois pas de différence. Je suis, enfin je suis vite fatigué, je le sens oui, mais j'aime bien travailler. J'espère que j'arriverai à surmonter cette fatigue d'une manière ou d'une autre, je ne sais pas comment, mais je fais de mon mieux. J'essaie de rester en forme, le problème est que je dois rester assis. Donc je ne sens pas très bien mes jambes.

Autres expériences de Stupar (Betroffener)

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar, père de trois enfants, a été victime d'une hémorragie cérébrale en avril 2020, à l'âge de 38 ans. Il a perdu connaissance dans la salle de bain et a été réanimé par sa femme, qui a immédiatement appelé les secours. Lorsque l'ambulance est arrivée, il avait repris conscience, croyant avoir été victime d'une crise cardiaque. Lorsque le diagnostic d'une hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale a été posé après l'imagerie (scanner), il a été immédiatement transféré à l'hôpital du centre. L'opération (clipping) a eu lieu le lendemain matin. En raison de complications et de maladies secondaires, il a perdu environ 17 kg pendant la phase aiguë de la maladie. Le processus de guérison à la clinique de rééducation a été pour lui un combat intense, non seulement parce qu'il devait reconstruire son corps et son esprit, mais aussi parce qu'il perdait pied dans sa chambre individuelle en raison de l'interdiction de visite liée au coronavirus. M. Stupar travaillait comme aide-soignant auprès de personnes atteintes de démence et suivait en parallèle une formation d'infirmier. Il était également titulaire d'un permis de transport de personnes. Au moment de l'interview, il n'était pas encore complètement réhabilité. Il bénéficiait d'un coach professionnel de l'AI et était en phase de réinsertion professionnelle. Outre des troubles de la concentration et des maux de tête, il souffrait de céphalées régulières et de troubles sensitifs aux jambes. Son permis de transport de personnes lui a été retiré en raison de son diagnostic. M. Stupar est musicien et pêcheur amateur. Il décrit comment il a ressenti la mort et comment il passe désormais son temps de manière plus consciente. Le temps passé avec sa famille lui tient particulièrement à cœur. L'interview a eu lieu en ligne en août 2021.

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Stupar (Betroffener)

"Ta vie a complètement changé"

M. Stupar décrit comment sa vie a changé à la suite de l'hémorragie. Il se décrit comme une personne hyperactive qui s'est soudainement retrouvée en fauteuil roulant et qui a dû réapprendre lentement à gérer les défis du quotidien. Il a connu de nombreux revers.

Les défis à relever après une lésion cérébrale

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

Est-ce que cela a un rapport avec la douche ?

M. Stupar sait certes qu'une dilatation vasculaire (anévrisme) est congénitale, mais il se demandait néanmoins si la déchirure (rupture) avait été provoquée par la douche.

Vivre la maladie

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

"Elle [ma femme] m'a quasiment réanimé"

M. Stupar a perdu connaissance sous la douche le dernier jour de ses vacances. Sa femme est immédiatement venue à son secours et a appelé les secours. Lorsqu'il a repris connaissance, il ne voyait plus très bien. Il a pensé qu'il avait eu une crise cardiaque.

Vivre la maladie

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar a perdu plus de 16 kilos

En raison de diverses complications et effets secondaires, M. Stupar a perdu 17 kilos. Il ne ressentait pas beaucoup les spasmes des vaisseaux sanguins dans sa tête (vasospasmes). Une inflammation des glandes salivaires lui causait d'autant plus de souffrances. Les effets secondaires de l'antibiotique ont entraîné de fortes diarrhées.

Vivre la maladie

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

"La mort est juste là"

M. Stupar décrit la mort comme une sensation de froid dans la tête. Il a ressenti dans sa propre chair à quel point la vie peut s'arrêter rapidement.

Vivre la maladie

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar était sur le point de perdre sa "stabilité psychique"

Le diagnostic et les médicaments puissants ont poussé M. Stupar à ses limites psychiques.

Les défis à relever après une lésion cérébrale

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar s'est vu retirer sa licence de transport de personnes

M. Stupar peut certes conduire à nouveau, mais son permis supplémentaire n'a pas été renouvelé. Cette démarche des autorités lui montre à quel point sa maladie a un impact sur son avenir.

Les défis à relever après une lésion cérébrale

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar continue d'augmenter sa charge de travail

Monsieur Stupar travaille comme aide-soignant pour personnes âgées. Pendant sa réinsertion professionnelle, son quotidien a été compliqué par la pandémie de coronavirus et par sa propre infection. Au moment de l'entretien, Monsieur Stupar travaillait à 50 % dans son ancien métier, dans l'espoir de retrouver son taux d'occupation initial dans les mois suivants.

Les défis à relever après une lésion cérébrale

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

Soudain, c’est sa femme qui a pris le rôle principal dans la famille

M. Stupar voit comment sa femme s'est sacrifiée pour la famille. Elle ne s'est pas contentée de le soutenir, elle s'est également occupée de tout, des enfants et des finances.

Effet pour les proches

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar passe beaucoup de temps avec ses enfants

Ses enfants étaient présents lorsque M. Stupar a été réanimé. Il y a eu beaucoup de larmes. Comme M. Stupar ne travaillait pas à temps plein au moment de l'entretien, il passait beaucoup de temps à la maison et s'occupait de ses enfants.

Effet pour les proches

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar accorde plus d'attention à lui-même et à sa famille

M. Stupar a appris à apprécier la vie grâce à son expérience de mort imminente. Il prend désormais davantage soin de lui et passe plus de temps avec les personnes qui lui sont chères.

Enseignement et stratégies

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

"Tête haute et continuer à avancer"

M. Stupar considère qu'il a eu une seconde chance dans la vie. Il a pris conscience de la rapidité avec laquelle on peut dérailler. Aujourd'hui, il fait des projets d'avenir et mène une vie saine.

Enseignement et stratégies

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

Quand le lit sert à la fois de salle à manger et de salle de bain, la dépendance est permanente

M. Stupar décrit l'interaction entre l'état d'urgence absolu et la présence du personnel médical. La dépendance est très claire ; même si son explication est très positive.

Evolution après une lésion cérébrale aiguë

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

En rééducation, M. Stupar s'est soudain retrouvé livré à lui-même

Alors qu'en soins intensifs, on est sous surveillance constante et entouré de personnel, le calme d'une chambre individuelle dans une clinique de rééducation peut être très oppressant, surtout lorsqu'on a survécu à un événement qui a mis sa vie en danger. M. Stupar décrit les angoisses qui ont soudain pris le dessus.

Evolution après une lésion cérébrale aiguë

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar souffre de la pression des assurances

Après le diagnostic, M. Stupar a dû se remettre non seulement physiquement, mais aussi psychologiquement. Ses performances étaient également limitées par les analgésiques puissants. M. Stupar critique le fait que les services de soutien ne tiennent pas assez compte de ces restrictions à multiples facettes, qui entraînent fatigue, manque de concentration et épuisement. Il suppose que le soutien serait meilleur s'il y avait des limitations visibles.

Evolution après une lésion cérébrale aiguë

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar a été infecté par le coronavirus pendant sa convalescence

M. Stupar explique qu'il était encore plus épuisé après avoir contracté le coronavirus qu'après sa rééducation suite à une hémorragie cérébrale.

Evolution après une lésion cérébrale aiguë

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

Le bon pronostic a redonné des forces à M. Stupar

M. Stupar a été soulagé lorsque le neurochirurgien lui a annoncé, sur la base des images obtenues par tomodensitométrie (CT), qu'il n'aurait aucune séquelle. Après un an et demi, il n'a pas encore repris complètement le travail, mais il a bon espoir de pouvoir bientôt retravailler à plein temps. Cet exemple montre que la communication assurée par le service médical a une influence directe sur la manière dont les patients vivent leur maladie.

Prise de décision

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar voit comme il est facile de déraper

M. Stupar considère le processus de guérison comme un combat intérieur qu'il peut gagner. Il établit un parallèle avec la guerre à laquelle il a survécu. Cette expérience antérieure a influencé la guérison de son hémorragie cérébrale.

Identité

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

La forme du visage a changé

M. Stupar a non seulement perdu 17 kilos, mais aussi une « bosse » sur le visage qui le dérange. Il atténue cette remarque négative en riant et en la saluant.

Identité

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

M. Stupar remarque que son entourage le perçoit différemment

M. Stupar se sent observé et stigmatisé par son entourage. Il ne ressent lui-même aucun changement dû à la maladie. Il explique toutefois que son expérience de mort imminente l'a amené à redéfinir ses priorités dans la vie. Il a appris à apprécier sa vie et à profiter de chaque jour. Il adapte les restrictions que lui impose la maladie (« je ne peux plus ») à une attitude active (« je ne partage plus »). La frontière entre les restrictions possibles et les conséquences de l'expérience de mort imminente semble floue.

Identité

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

"N'importe quoi. Mais ça aide"

M. Stupar définit le yoga, la méditation, la prière et la lecture comme de la spiritualité. En suivant ce chemin, il a appris à porter un regard reconnaissant sur sa vie et se concentre sur les aspects positifs du quotidien.

Croyance, religion et spiritualité

Lésions cérébrales

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Stupar (Betroffener)

"Je ne veux pas toujours être le collègue avec l’hémorragie cérébrale"

Parfois, M. Stupar se retire de son travail, car travailler avec des personnes atteintes de démence est très exigeant. Cela le dérange lorsque ses collègues lui demandent s'il a des problèmes de concentration. Il aimerait être moins jugé (condamné) dans son environnement professionnel.

Effet pour les proches

Lésions cérébrales

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