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Deborah D.

Lorsque Mme Deborah D. a appris l'admission d'urgence de sa mère à l'unité de soins intensifs, elle a été sidérée. Elle et son frère savaient que leur mère ne voulait pas être intubée et maintenue artificiellement comme une personne végétative. Ainsi, après avoir appelé les urgences pour réanimer leur mère, ils n'étaient pas sûrs d'avoir pris la bonne décision. Elle s'est également demandé ce que sa mère pouvait ressentir. Comme leur mère a survécu, elle a été rassurée. Sa mère lui alors dit qu'elle n'avait jamais dit qu'elle ne voulait pas être réanimée, mais seulement que dans le cas où elle serait dans un état végétatif, elle ne voulait pas être maintenue artificiellement en vie.

AUDIO

Les proches se souviennent des contraintes.

Mme. Deborah D. était mal à l'aise de voir sa mère s'attacher à elle.

Interview vidéo

TRANSCRIPTION

I : Comment elle était attachée? E : Avec des trucs blancs là autour du poignet, attachée au lit en fait. Pour pas qu’elle puisse s’arracher les tubes en fait, tout simplement. I : Et quels sentiments vous avez? E : Horrible. I : à ce moment-là? C’est-à-dire? E : Enfin, elle, elle a travaillé en psychiatrie. Donc je sais pas ça faisait comme pour les fous qu’on doit attacher, enfin que comme si elle est…. Je sais pas, je me suis dit mais mon Dieu, mais quelle horreur elle doit tellement souffrir. Puis quand j’ai pu communiquer avec ma maman, elle, elle a tout de suite dit qu’elle a compris tout à fait, c’est tout à fait normal. Parce qu’elle sait que c’est des choses qui arrivent pendant le sommeil. Elle a travaillé en psychiatrie pendant des années, donc voilà.Alors, moi j’ai pensé qu’elle devait souffrir de ça, et me dire mais quelle horreur, elle a déjà un tube plus on l’attache, mais quelle horreur. Et puis en fait elle, elle le vivait très, très bien. Elle m’a dit non, moi j’ai trouvé ça…. J’ai pas cherché à me... I : Elle a été attachée longtemps? E : Je crois plus pour dormir, quand elle dormait. Et puis non pas trop longtemps, puisque finalement on a enlevé le tube, je sais plus, trois jours après ou quatre jours, je sais plus exactement les jours exacts, mais non non. I : Donc pour vous ça faisait partie quelque part du traitement, du jeu. E : Voilà, mais sur le moment c’est un peu voilà, mais eux ils nous ont expliqué, mais je me suis plutôt dit oh là là, la pauvre.

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Deborah D.

Lorsque Mme Deborah D. a appris l'admission d'urgence de sa mère à l'unité de soins intensifs, elle a été sidérée. Elle et son frère savaient que leur mère ne voulait pas être intubée et maintenue artificiellement comme une personne végétative. Ainsi, après avoir appelé les urgences pour réanimer leur mère, ils n'étaient pas sûrs d'avoir pris la bonne décision. Elle s'est également demandé ce que sa mère pouvait ressentir. Comme leur mère a survécu, elle a été rassurée. Sa mère lui alors dit qu'elle n'avait jamais dit qu'elle ne voulait pas être réanimée, mais seulement que dans le cas où elle serait dans un état végétatif, elle ne voulait pas être maintenue artificiellement en vie.

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