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Fabio F.

M. Fabio F. vit seul et maîtrise bien sa santé fragile. Il essaie d'éviter autant que possible les séjours à l'hôpital. Il est arrivé aux soins intensifs parce qu'il avait perdu le contrôle. Il a été mis sous sédatif mais pas dans un coma artificiel. Il compare ces trois jours en soins intensifs à un précédent séjour d'un mois en 2012... Les histoires s'entremêlent.

TEXTE

Expérience du conflit

M. Fabio F. à l'habitude de gérer lui-même son diabète, ce qui l'amène parfois à entrer en conflit avec l'équipe clinique.

TRANSCRIPTION

E : Alors le premier, c’était la première fois que j’étais // à part au début en Angleterre, mais première fois que j’étais hospitalisé avec un hyper(glycémie) je reconnaissais un peu les symptômes de ketoacidose vomissements, mal au ventre, mal de tête, dessèchement etcétéra et puis la grande différence quand on est hyper(glycémie), on arrive dans une zone où il faut être agressif avec l’insuline, on doit vraiment taper fort pour que la glycémie baisse. Parce que tout le corps ne fonctionne pas correctement, alors ils ont doublé tous les dosages, ils ont doublé avec des stylos, de la lente et puis aussi rapide. Mais la différence entre les deux, et moi j’ai dû leur dire un peu ça, il y avait un protocole, dans les soins intensifs il n’y avait pas de problème. Avec un hypo ou avec mon état de santé, parce que si j’étais en hypo, ils allaient le voir avec le cardiaque, ils étaient là, l’infirmier était là. Mais avec le double dosage, ils m’envoient à l’hôpital où il n’y avait plus le protocole de regarder de près ma glycémie. Et un jour, ce n’était pas aux soins intensifs, mais dans l’hôpital, j’ai été me coucher, (ils) voulaient mesurer le niveau sanguin seulement avant de remanger, pas avant de me coucher et j’ai exigé d’avoir une avant de me coucher. J’étais à 4 avec 15 de lente dans mon bras, alors je savais que j’allais en hypo(glycémie). Forcément, j’avais pas mangé et puis il fallait que je m’adresse à la chef infirmière pour lui expliquer la situation et puis finalement, ils m’ont donné à manger. Et puis ils ont fait attention. I : Et ça c’était entre la sortie des soins intensifs la première fois // E : Pour aller à l’hôpital, oui. I : Et l’hôpital. Et donc il n’y a pas eu de communication, c’est ça? E : Il y avait / le protocole à mon avis était faux. I : Le protocole était faux, où ça? E : Ils auraient dû avoir un protocole qui m’aurait laissé dans l’hospitalisation générale, mais c’était pas le cas parce que j’avais un agressif / un dosage agressif d’insuline. Alors la deuxième fois c’était différent, heureusement ils ont changé le protocole, ils m’ont donné que du rapide. I : Ça c’était aux soins intensifs? E : Oui, ils m’ont donné que du rapide et donc après deux heures, il y avait plus d’insuline. Il y avait plus de / alors on a vu l’effet, on pouvait ajuster le dosage, mais avec la lente on peut pas. Dès que c’est injecté, on peut pas l’enlever. Alors je / heureusement, ils ont changé le protocole et c’est beaucoup plus flexible avec le rapide, soit intraveineux, soit avec l’infusion et puis j’avais beaucoup moins de craintes.

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